La Secrétaire d’Etat des Etats-Unis était hier au Cambodge. Elle a tenu à rendre hommage au Tribunal international pour juger les crimes des Khmers rouges dans le pays.
Elle a visité le musée du génocide, installé dans l’ancienne prison de Tuol Sleng. Mme Clinton a simplement parlé d’un travail « douloureux mais nécessaire », pour ne pas froisser le gouvernement cambodgien, qui s’oppose lui à un troisième procès.
De 1975 à 1979, environ 2 millions de personnes sont décédées au Cambodge après le prise du pouvoir du Pol Pot et des Khmers rouges. Tortures, travail forcé et malnutrition sont les principales causes de décès. La dictature sera finalement renversée par l’armée du Vietnam. Depuis, les anciens « frères », hauts dirigeants durant le régime Khmers rouges, sont jugés pour leur crime. Cette année, Douch, responsable de la prison de Tuol Sleng ont été torturées et exécutées près de 15 000 personnes, a été condamné par le Tribunal à 35 ans de prison.
D’autres responsables d’exactions à l’encontre de la population cambodgienne devaient être traduit en justice le mois dernier. L’un d’eux est Nuon Chea, le « frère numéro deux » du régime, soit la seconde personne la plus influente pendant la dictature. Mais le premier ministre Hun Sen s’est opposé à ce troisième procès. Le ministre cambodgien des Affaires étrangères Hor Namhong a même ajouté que ce procès « mettrait en danger la paix et la stabilité du Cambodge. »
C’est pour cela qu’Hillary Clinton a préféré soutenir discrètement le Tribunal. « En mémoire de la souffrance tragique du peuple du Cambodge et dans l’espoir qu’il y aura un avenir de paix, de prospérité et de plus grande sensibilisation à ce qui doit être fait pour faire avancer ce pays, y compris des procès, établir les responsabilités et la réconciliation » a t-elle écrit dans le livre d’or du musée du génocide.
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